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REPUBLIQUE DE TOUVA

REPUBLIQUE DE TOUVA

L’ENSEMBLE SAYANI
Située au centre de l’Asie, là où le grand fleuve Iénisséi prend sa source, vit un ancien peuple de nomades dont les descendants ont préservés leur langage, leur culture et leurs traditions originelles.
La république de Touva, formée en 1944 et devenue indépendante à la chute du communisme en Russie au début des années 90, possède un territoire plus grand que la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, le Luxembourg et la Suisse réunis (sa superficie totale est de 171 300 km2).
La république est divisée en 17 districts administratifs, et sa population est de 310 000 habitants dont le tiers vit à Kyzyl.
La nature a doté la république de Touva d’une beauté remarquable. Sur un territoire assez restreint on y retrouve une diversité climatique extraordinaire: de la toundra jusqu’au désert. Dans cette région de Russie, près de la frontière avec la Mongolie, on peut y observer des contrastes frappants: élevage de rennes au nord, chameaux au sud.
La république autonome de Touva est le berceau d’une culture à la fois très particulière et inusité. Elle possède un charme que les voyageurs des quatre coins du monde découvrent depuis moins de 10 ans.

L’Ensemble National Sayani fut fondé en 1969. Son spectacle est basé sur les mythes et légendes des peuples asiatiques vivant dans cette région. Il est devenu dans la république le digne représentant de l’art national, en gardant avec soin et en recueillant les perles du folklore de Touva. Il s’est produit bien entendu sur tous les territoires de l’ex Union Soviétique, mais aussi en Allemagne, USA, Italie, Suisse, Cuba, Japon, Tchéquie, Slovaquie, Bulgarie, Mongolie et France. Le Ballet National Sayani sera accompagné dans sa tournée du groupe musical « Touva » qui excelle dans l’art du chant de gorge, à travers tous ses styles.

Intriguant et fascinant chant de gorge. sa résonance suffit à persuader l’auditeur qu’il vient d’être projeté dans une dimension parallèle. Egalement nommé « chant harmonique », « chant diphonique », « chant laryngal », guttural ou perçant, le chant de gorge semble créé par un larynx à deux, voire trois voix, avec une note fondamentale et une note harmonique amplifiée. Cette pratique, qui remonte dit-on aux premiers temps de l’histoire de l’homme, est restée profondément liée à plusieurs cultures traditionnelles en divers points du globe terrestre ! On en retrouve des traces chez les Inuits, chez certains chanteurs japonais, en Afrique du Sud et en Sardaigne, mais le creuset principal reste l’Asie centrale. Le chant de gorge tient évidemment une place de choix dans la musique rituelle des moines tibétains, mais c’est surtout dans les fédérations russes de Touva, de l’Altaï et en Mongolie, toutes imprégnées de tradition chamanique, qu’on en trouve les exemples les plus élaborés, car allant jusqu’à former des mélodies entières. Différents styles de chant de gorge, ou « khöömei » (prononcez «heur-mi») ont ainsi été développés dans ces contrées de la taïga sibérienne, au point d’en devenir l’essentielle marque identitaire musicale, avec quelques instruments pittoresques, comme le tambour, la guimbarde ou la vièle à tête de cheval…

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