BRESIL :
FLOR RIBEIRINHA
Danses rituelles, danses et costumes de carnaval, fêtes traditionnelles et religieuses, tout le Brésil en fête, par une des troupes les plus réputées du pays.

Couleurs, rythmes, bonheur

mais aussi un grand talent et une vraie générosité dans une folle ambiance de carnaval. Une rencontre à vivre sans modération.
Cet ensemble nous vient du Mato Grosso un des 26 États du Brésil. Il fait partie de la région Centre-Ouest. Sa capitale est la ville de Cuiabá. Région d’où est originaire Raoni. Le Mato Grosso a été et reste une des zones les plus riches du monde en biodiversité malgré la déforestation. Cette région reculée ne connut la colonisation qu’au 17ème siècle. La colonisation reste cependant limitée à la région de Cuiabá, le reste du territoire étant habité par des Indiens plutôt insoumis. La communauté de Cuiaba a été fondée au 17ème siècle, sur le territoire des Indiens Coxiponés – dont la présence est rappelée par les traits physiques des résidents, dans leur rythme et dans leurs pas de la danse.
Flor Ribeirinha a été créé par Mme Domingas Leonor le 27 juillet 1993 à Cuiabá.– Flor Ribeirinha ne pouvait pas proposer un programme sans la danse Siriri, typique du Mato Grosso, exécutée dans la région sud de Cuiabá depuis plus de 200 ans et qui reflète le multiculturalisme brésilien des Indiens, des Noirs, des Portugais et des Espagnols Le groupe a de nombreuses missions toutes axées sur la culture spécifique du Mato Grosso. Outre la danse et la musique, il anime des ateliers de céramique, des cours de danse, chant et musique gratuits pour les enfants de 6 à 10 ans les initiant ainsi à la sauvegarde de leur culture .Ainsi dans son travail, le groupe propose une chorégraphie variée, des mélodies joyeuses et des paroles qui ont pour point commun la vie au bord de la rivière et les traditions religieuses.
Il a été nommé par le gouvernement « institution de la mémoire » car il détient, fait connaître et préserve les éléments matériels et symboliques d’une culture, qui contribuent à la construction d’une identité locale. Le chœur strident et parfois monotone est caractéristique de la musique amérindienne et contraste avec la musique sereine et mélodieuse remplie du sentiment religieux des colons. Le rythme marqué par les percussions est un héritage de la musique africaine. Les pas effectués par les danseurs puisent leur origine dans des représentations anciennes, qu’elles soient autochtones ou portugaises.
La viola de cocho (littéralement, « luth en forme d’auge») est l’instrument principal de trois danses populaires du Mato Grosso, plus précisément de la région de Cuiabà : lecururù, le siriri et la dança de Sᾶo Gonçalo.
Le groupe a présenté ses traditions dans le monde entier recueillant en même temps de très nombreux prix lors de concours.
Il vous apporte une sorte de moment de grâce tant il sait conjuguer le plaisir des yeux et celui des oreilles. Le carnaval de Rio sera tout à coup proche dans une débauche de plumes et de couleurs vives